"MAI-68 PRETEXTE " REGARDS INEDITS SUR LE MONDE

21-03-2008 10:58:05

Johann SOULAS
Physicien, spécialisé en
physique noétique.


« MAI 68  PRÉTEXTE »
REGARDS INÉDITS SUR LE MONDE

Évoquer un regard sur le monde n’est plus réservé en exclusivité aux spécialistes. Évoquer le regard à propos d’événements qui continuent à hanter la société française actuelle mérite un regard pénétrant, ouvert et sans condescendance, sans faiblesse et sans exclusive.
Si quarante ans après, le mois de mai de mil neuf cent soixante huit, suscite l’anniversaire critique ou enthousiaste, c’est que nous lui devons un ardent devoir d’inventaire. Mais que l’on me permette le préambule qui va suivre. Philosophes, sociologues, psychologues et analystes de tout crin rivés à leurs spécialités risquent de parvenir, au terme de l’enquête au consensus « passepartout » de la présomption d’innocence. Je dis que ce serait manquer l’inventaire malhonnêtement, pour la raison première que l’innocence, tout au contraire, n’a rien à voir avec ce qui s’est passé et d’autre part, ce serait dans la poursuite d’il y a quarante ans, relativiser l’honnêteté et la fermeté de valeurs à propos desquelles nous devrions, me sembletil, rester dans l’intransigeance. Ou alors… autant, passer par pertes et profits, les menaces qui commencent à cerner notre malheureuse petite planète de toutes parts. Et autant continuer à accréditer de suite l’hédonisme du nécessaire pourfendeur de tous les Cassandre. Tout en affirmant, dès maintenant, ma foi totale dans la laïcité nécessaire et véritable, que l’on me permette néanmoins l’extrait 243839 de l’Évangile de Matthieu : « Car dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche : et ils ne se doutaient de rien, jusqu’à le déluge vînt et les emportât tous : il en sera de même à l’avènement du Fils de l’homme ».
Non, sourire à cette parabole parce que nous serions devenus des gens capables de conjurer, serait un stupide et arrogant manquement à la sagesse millénaire. Le plus redoutable, pourtant, c’est que ce sourire marquerait la croyance en un esprit d’ouverture plus grand qu’autrefois. Ouverture vers quoi ? Vers la multiplication des « non valeurs » ? On dit que mai 68 a profondément modifié la société française. On hésite, cependant. En mieux ? En pis ? L’optimisme de mise nous exhortera à une méthode semblable à celle de Coué : il suffit d’y croire et de se trémousser : en agitant bien le « bocal social », les Soubirous du socialement correct y verront nécessairement des merveilles. On accréditera le fait que mai 68 ayant tué la notion de valeur pouvant se rattacher à ce qui a paru universel au cours des siècles passés avec l’apparition des Lumières et des Arts, nous a apporté un souffle nouveau. Force nous ayant obligé à nous tourner envers et contre tout vers les coordonnées « mollusques » du relativisme culturel : nous serions devenus plus ouverts car rien ne vaut plus que rien d’autre. Le monde est devenu fou ? C’est la faute à l’exaspération due à la pauvreté. Le monde est menacé d’immigrations massives du sud assoiffé de sécheresse vers le nord ? L’inculture du sud sera notre richesse de demain puisque le melting pot fera monter la goutteuse mayonnaise du métissage. Vous n’entendez plus, au fond de vous, la superbe langue de Hugo, de Flaubert, de Bossuet ou de Goethe ni de Shakespeare ? « Recyclez vos oreilles ! » auraient intimé au moins deux exministres de la culture (l’un de gauche, l’autre de droite). Le rapp ou Bach, quifquif. La misère du bobo cache la misère tout court. La laïcité menacée ? Et alors ! On est démocrate ou pas : on sera de concert là où une majorité fera pencher la balance. Surtout, ne plus résister, ne plus juger. Laissez la liberté s’exprimer. Qu’elle brûle des voitures là où il y a la sensibilité correspondante du quartier ou qu’elle incite le laborieux attardé à vouloir apprendre ou réussir socialement, c’est du pareil au même. Battez toujours la mayonnaise dans la pensée unique, avec les mêmes propos, avec le même aveuglement. La Terre se réchauffe ? Faisons un Grenelle et tout s’arrangera. L’essentiel, c’est être dans le vent. Que le vent soit mauvais et il sera bon. Puisque tout se vaut ! Non, c’est à peine caricatural. Rassurezvous : il suffit d’être dans le syndrome de l’autruche et tout ira mieux.
L’homme manque cruellement d’intelligence. D’intelligence vraie. Pas de celle que mai 68 a instillé dans la tête de nos Diafoirus continuant à liquider nos cultures grécojudéochrétiennes inventeurs de la laïcité dans son essence, à défaut d’applications avec un minimum d’autorité et d’ordre. Pas de celle que l’on apprend aux futurs maîtres d’école dans les IUFM (car l’orthographe continue à y être traitée de fasciste). Mais l’intelligence dans la Connaissance. Cela signifie que ce qui s’est passé en mai soixante huit, avant d’en demander un bilan, exigerait plutôt un regard pénétrant sur le vide culturel qu’engendre le défaut du regard scientifique. S’il y a une mutation à entreprendre c’est celle de la culture scientifique. Les Lumières y avaient fait impasse. Il est plus que temps d’en « faire passe ». La philosophie, malgré sa féconde richesse millénaire, n’a plus grand-chose à dire. Mais la physique quantique a encore tout à apprendre à la nouvelle humanité qui viendra, n’en doutons pas, lorsque la nôtre aura fini de brûler ses ailes d’Icare insouciant aux feux follets de l’insignifiance.
En quoi, la physique quantique… ? La physique quantique est la branche la plus jeune de la physique. C’est en elle que se cachent tous les grands mystères du Monde. C’est normal, puisque c’est l’étude de l’infiniment petit. L’atome, la molécule, le cristal, le métal, la terre, l’arbre et le buisson, l’herbe et la fleur, l’animal, du plus petit eu plus grand en sont issus. Nous aussi. Avec un talent supplémentaire : celui de pouvoir observer, scruter, découvrir, établir des correspondances, abstraire jusqu’au symbole, calculer et rendre la mathématique maîtresse de processus mystérieux et grandement inédits. Avec la pulsion de mort gratuite, aussi, inconnue des autres espèces vivantes. Tout cela fourmille en nos veines, nos cellules, notre psychisme, dans le réseau serré du quantique qui nous arrache à nos pesanteurs liturgiques, aux propensions lénitives à se débarrasser du fardeau de la vie à un hypothétique créateur « céleste ». Tout cela fourmille, mais que soudain, dans le silence impressionnant où un cerveau humain se vide de son bruit de fond délétère, la physique quantique nous propose la prodigieuse aventure de l’Esprit. Hors Temps, hors Espace, hors Matière, laquelle… s’unit à l’Esprit, dans l’espacetemps. Oui, l’ESPRIT ! L’ESPRIT inconnu du sacre millénaire, se manifestant dans l’autotranscendance de la matière. Mais refusé. La Religion véritable, celle qui unit (religare qui signifie RELIER) dans l’homme qui devient Homme, les prestiges de l’AMOUR et de la CONSCIENCE/ABSOLU que l’on peut désigner par DieuenSOI. Mais refusé. Car l’Amour est un monument qui fait peur. La démonstration quasi mathématique  futelle de nature, en fait, métamathématique  que mort et Vie sont reliés, forment l’Unité suprême où l’instant du Présent se fige dans la durée « audelà » et en dehors du temps terrestre, engendrant l’éternité créatrice de la future créature humaine. Mais cette démonstration vient seulement de naître.
Nous allons être bousculés vers une conception révolutionnaire, encore inédite de l’Univers, à côté de laquelle celles de Newton et de Copernic ne feraient plus que de la figuration. La grande majorité de nos philosophes d’aujourd’hui doivent leur notoriété à leur engagement politique dans une cause humanitaire sans issue. Pendant ce temps, les perceptions intuitives aiguës de la « Pensée supérieure » qui instruisent l’Éveil de l’Esprit dans nos neurones, synapses et cellules écartent la stérilité philosophique et construisent l’Homme de demain. Concepts révolutionnaires. Au fur et à mesure que nos regards essaient de vriller l’infiniment petit, la matière devient évanescente, semble se dissoudre, ne devenir qu’une apparence, défiant nos sensations du solide et du liquide, les électrons, protons, photons peuvent, en « se jumelant », abolir la localité spatiale, au point que pour ces « entités quantiques », un millimètre ou des milliers de milliards de kilomètres sont même chose, ont même « horsdimension ». Abolition de ce que nos sens perçoivent comme localité, abolition de ce que ces mêmes sens nomment temps lorsque ces mêmes « entités » sont séparées (selon nous) par nos appareils de laboratoires, écartées l’une de l’autre par des distances astronomiques mais se comportent l’une visàvis de l’autre comme si elles pouvaient « communiquer » en « se touchant » (!)
La Révolution scientifique va plus loin qu’on ne le pense généralement. C’est qu’on lui demande la Vérité au travers de théories lesquelles, étudiées dans l’espacetemps, sont soumises à la relativité selon la conception d’Einstein. Dans ce cas, l’on assiste de plus en plus au tournis où plus personne ne s’y retrouve car la théorie de la relativité à son sens général « ne colle pas » aux théories quantiques de la matière. Affaire de spécialistes, nous diraton. En quoi cela atil correspondance avec la sociologie qui nous préoccupe ici ? Plus que l’on pourrait penser. J’ai démontré, en tant que physicien « en marge », solitaire et non inféodé à l’interprétation physicienne en cours au sujet de la « nature » de l’espacetemps, que l’antinomie conceptuelle et théorique entre la relativité et le quantique provient d’une démarche inadaptée. L’arrogance d’une telle position « isolée » face à l’armada de savants hautement spécialisés disposant de moyens d’investigation hors de proportions avec les miens, peut paraître dérisoire. Soit. Alors, refermons le registre spéculatif et je n’ai plus rien à dire. Or, il se trouve que la physique quantique est détentrice de secrets quasi ésotériques, parfaitement rationalisables. Il s’agit de secrets que la grande majorité des physiciens récuse, tel le Sens de la Finalité du Monde, où l’Homme joue un « rôle » majeur. J’ai écrit Homme et non « homme ». Qu’estce à dire ? Il est à dire, à affirmer que l’espèce humaine, telle qu’elle est, telle qu’elle a surgi au cours de l’Évolution  et peu importe la dispute entre darwiniens, néodarwiniens, l’homme, animal pas comme les autres, est inachevée. Qu’elle doit s’Accomplir ! Vue de l’esprit ? Non. L’on conçoit, à ce stade, que le préjugé du scientifique, son attitude a priori, n’est pas une mince affaire. Et l’ornière binaire finale : matérialismehasard et téléonomie, non plus. L’« inachèvement » perceptif du savant engagé dans la recherche conceptuelle du sujet qui exige, précisément, la certitude intuitive, explique alors l’échec et la grave faillite de l’humanité dans son ensemble au sujet fondamental de son destin. Que l’on comprenne bien : il n’est pas question d’« intelligence » prise à son sens habituel. Un prix Nobel de physique, une Médaille Field en mathématique peuvent très bien « se dérouter » de la Vérité  si on accorde crédit à une vérité  base que le quantique contiendrait  sans pour autant démériter leurs récompenses et la valeur de toute une vie, parfois, de recherches. Il s’agit d’« autre chose », de ce « quelque chose » inscrit dans le théorème mathématique de Gödel qui avait démontré que la Vérité n’est pas nécessairement démontrable. La portée théorique d’une telle démonstration est immense, on s’en doute. Mais l’on peut aussi se douter, à contrario que, si la démonstration est infaillible, elle l’est dans les deux sens, c’estàdire qu’une conceptualisation rationnellement établie permettrait, « métamathématiquement » de redémontrer la validité de la Vérité en démontrant que l’indémontrabilité de celleci pourrait aboutir à la Vérité (je suis attelé, présentement, à ce travail). En fin de compte, y atil un motclé permettant d’entrevoir une issue ? La réponse, affirmative, est CONSCIENCE. C’est précisément ce terme qui est à l’origine  indirectement  du théorème de Gödel et, simultanément au « pari » de l’Accomplissement humain.
Un « coup de balai », d’abord. Lorsque le biologiste nobélisé américain Francis Crick émet comme hypothèse que la souffrance psychologique pourrait se résumer « matérialistement » à des mouvements d’électrons inappropriés dans les synapses es plexus et du cerveau, il énonce une supercherie intellectuelle, lorsque l’académicien neurobiologiste JeanPierre Changeux « se contente » de l’homme neuronal, il conduit à l’impasse. La physique quantique, de par son extrême finesse, et du fait du « flou probabiliste » quantique qui l’entoure échappant notoirement à l’expérimentation classique, se heurte ainsi à la philosophie personnelle de celui qui a la prétendue autorité intellectuelle sur le sujet et qui risque de tromper grossièrement son monde.
CONSCIENCE, donc. Non pas seulement la conscience psychologique de tout un chacun mais le très complexe concept de « CE », ontologiquement universel et dont certains « traits » illumineraient parfois tel ou tel cerveau. Il se trouve alors que « ce cerveau », ne pouvant avoir de « maîtrejuge » pour savoir (par exemple) si son illumination répond à des critères de vérité du type Absolu« CE », ou non, devient juge et partie dans l’ABSOLU. Et, puisque ce cerveau n’est jamais que celui d’un humain, il lui faudra la dose nécessaire de rationnel totalement épuré des croyances et de ses présupposés (ce qui ne va pas de soi), investi dans la RAISON la plus haute et la plus éprouvée possible dans la persistance du temps pour que juge et partie puissent fonctionner correctement. Le neurobiologiste américain, Benjamin Libet de l’Institut de Californie nous aura bien aidés, en démontrant expérimentalement que la Conscience ne se loge pas dans le cerveau, pas plus qu’ailleurs. L’exposé de son travail, mené et répété des années durant est magistral. Aucun démenti sérieux n’a pu encore en déboulonner la solidité. Mais CONSCIENCE a besoin de nos neurones, synapses et organes du cerveau pour la rendre « consciente » en soi. Voici donc le contour à l’intérieur duquel la Finalité dans le Sens universel et de celui de nos existences a quelque place pour se développer. Se développer ou s’ « auto  avorter » ? Non, j’affirme ici, que l’avortement ne sera pas possible. Dix ans de travaux solitaires et inédits pour élaborer la « physique noétique » (*) m’ont apporté, à de multiples reprises, la certitude que le Sens de l’Homme s’accomplissant dans ce monde, entraînera le bouleversement le plus extraordinaire que l’Histoire de l’homme ait jamais connu.
Toute vérité mathématique, donc, n’est pas systématiquement démontrable. Mais si, « méta mathématiquement », elle l’était ? Et si telle ou telle vérité mathématique « touche » au présupposé VERITE/ABSOLU ? La réflexion philosophique à propos de ces attendus, seraitelle nécessaire pour prendre alors et malgré tout, le relais avec ses insuffisances notoires ? Ou alors, la noétique(*) s’incarnant dans l’homme afin qu’il devînt Homme, suffiraitelle, en dernier ressort ? J’affirme encore ici avec certitude. Mais il faudrait revenir à propos de la Vérité. Un seul ouvrage, alors, n’y suffirait pas.
Nous voici donc revenus et non sans fracas, au Regard porté sur les événements du mois de mai de soixante huit, cristallisations sociologiques des comportements « Inconscient collectif » depuis des lustres, se répercutant dans le motclé qui sous tend, comportementalement, toute sujétion à l’« hominescence » véritable : LIBERTE.
Dans l’immense majorité des cas, aucune vérité n’est formellement assujettie à un énoncé clair, donc non formalisable. Dans l’espacetemps, elle ne concerne aucune démonstration mathématique, impuissante à son sujet : il est inutile d’invoquer alors le théorème de Gödel. Mais que la physique noétique fournisse le cadre d’une Symbolique à son sujet et le canevas devient Vérité, formalisable et métamathématiquement assujetti au célèbre théorème évoqué. Or la notion de la Vérité est assortie à celle du Sens et de sa Finalité universelle et à sa question redoutable associée : notre cerveau, quel que soit son talent, estil capable de juger avec apropos si ceci est vrai, cela faux ? Pour cela, il faut un repère absolu que le Sens « sacralise » au sens d’une authentification. Ce repère ne peut être absolu qu’en Fusion Espace  temps, l’INCRÉÉ. Dans le vécu quotidien, donc l’espacetemps, l’absolu se dissout dans la relativité. [Il est remarquable de constater que la théorie de la relativité restreinte en physique et la notion du relativisme culturel ont vu le jour la même année (1905) par deux allemands (le physicien Albert Einstein et le sociologue Max Weber)] La notion de Sens, dans la réflexion philosophique, ne peut donc que « se dissoudre » dans le relativisme du présupposé philosophique et la vérité est devenue indiscernable : plus de repères ! le relativisme culturel au pinacle, « tout se vaut ». Mai soixante huit voulait dire tout cela. Quarante ans plus tard, ce « poison relativiste » qui coupe le RÉEL qu’est ABSOLU/CONSCIENCE s’est incrusté dans l’Inconscient collectif du peuple français dans sa grande majorité, au point que le « poison relativiste » crie sa détresse dans les psychotropes dont ce peuple auquel j’appartiens est le champion mondial incontesté mais peu enviable. Le siècle des lumières a voulu émanciper la France de ses conditionnements superstitieux, du joug ecclésiastique, la grande Révolution de 1789 en est résulté, exaltant le génie nouveauné de notre peuple en clamant son émancipation par la magie de la liberté. Inscrit au fronton de nos édifices publics, la LIBERTÉ y figure en première place. Mais, la question nécessaire est celle que personne ne se pose : la liberté peutelle résulter du « refus d’obéissance » (à une doctrine, à des conditionnements administratifs, familiaux, culturels… qui sont alors synonymes de la relativité évoquée cidessus) ? La réponse est un non catégorique. Exemple frappant parce que courant : la doctrine matérialiste qui se justifie par la haine du cléricalisme ou des religions liturgiques invoquant le monothéisme n’a aucune valeur philosophique. Cette justification ne saurait donc prétendre à aucune libération. Pis. Cette absence de valeur est un déni de liberté à son sens exact. La Révolution française a cru « libérer » la liberté par haine de la royauté. Elle n’a fait que l’encager dans des normes devenues faussement laïques car le référentiel fondamental de LA Liberté, c’est ABSOLU/CONSCIENCE qui s’incerne dans l’homme lorsque celuici est prêt à se dépouiller de ses oripeaux de parade et à en assumer la CONSCIENCE haute. Le « guide » vers la sortie de tous ses maux, de ses souffrances qui ont brûlé en saignant à en crier, l’ascension vers la Lumière en sont le salaire.
C’est ici et maintenant que nous sommes devenus capables de soupeser l’immense désolation qu’a représenté mai 68. La revendication à poings levés d’une société de liberté où Mao et le « Che » n’avaient pas encore rejoint Staline dans son mausolée baigné du sang de ses millions de compatriotes russes (toujours au nom de « libérer » d’une tutelle idéologique) avait bien ouvert, par contre, la boîte de Pandore d’où sortît le leurre d’une liberté impossible : lorsque l’homme, dans la dualité de ses comportements revendicatifs et conflictuels, exigeant tout de l’« autre », croit conquérir la liberté, il retombe de Charybde en Scylla, et signe sa condamnation, de fausse revendication en revendication accordée à arpenter les labyrinthes du Styx sans issue dans une opacité croissante. Liberté sans plus aucun repère, sans plus aucune contrainte, sans la moindre autorité… et c’est le désastre dans l’absurde.
Pour devenir LIBRE, l’Homme doit TOUT exiger de LUIMÊME. Libre à son sens absolu. Liberté intérieure, autorité intérieure, l’autorité sociale nécessaire ne serait plus nécessaire que pour réguler les autorités individuelles entre elles. La liberté intrinsèque est sacrée. Aucune contrainte extérieure ne saurait s’immiscer dans la vie CONSCIENTE. L’observation de l’évolution de la société française, un regard acéré sur le monde rendent mon discours, dans son ensemble, édifiant : la fausse liberté acquise par culpabilité de l’autorité dirigeante (devenue défaillante en conséquence) politique, familiale, parentale) sous tous les faux prétextes idéologiques de gauche et de « droite complexée » réunis, se signe tous les jours par une violence juvénile de plus en plus intolérable : l’autorité défaille a force de s’être laissé endoctriner par le mythe de l’impossible liberté sans les bornages des interdits nécessaires, par la mythologie d’un relativisme culturel où tout se vaut, éradiquant le nécessaire sentiment identitaire. « Qui suisje ? » Ce devrait être le leitmotiv de plus en plus obsédant de toutunchacun. Le « qui suisje ? » trouve une réponse adaptée à chaque notion d’identité. Aux deux extrémités, il y a, dans la « non appartenance » d’une part et dans l’« appartenance accomplie », d’autre part respectivement une véritable catastrophe humanitaire au sens individuel et l’Accomplissement de l’Être humain « enSOI ». La perte des valeurs dans le relativisme outrancier à laquelle nous assistons de plus en plus a pour corollaire évident l’hyper individualisation dans les destins que chacun se trace, la perte relationnelle vraie, laquelle trouve sa compensation misérabiliste dans le mimétisme de l’uniforme du gang, du parler de plus en plus déjanté, dans de redoutables retrouvailles entre des brûlots prêts à exploser, à libérer la violence pathologique aveugle par le saccage incontrôlé ou… l’accroissement de la « provocation suicidaire » sous toutes ses formes, indirectes ou directes. Perte des valeurs ? La vie existentielle, dépourvue du moindre sens, débouche dans la désespérance du paradis artificiel endoctriné par toutes les drogues et l’alcool. Par la banalisation de l’avortement, aussi, alors qu’il s’agit là d’une des questions les plus délicates, à manier avec le discernement le plus ajusté où une prétendue (mais fausse) compassion ne devrait pas être mise systématiquement en avant. Multipliez par des centaines de milliers tous ces cas pathologiques individuels et vous trouverez le « facteur mai 68 », détonateur à retardement mais toujours perpétuel d’une socitété en crise dont elle risque de ne pas sortir sans un « traitement sociologique » redoutable. La possibilité, non exclue d’élimination de générations entières par de terribles génocides ou des catastrophes naturelles n’est pas, non plus à exclure. Hélas ! sans doute aucun. Mais l’Accomplissement à long terme par Rédemption, serait alors, au bout du chemin.
Le philosophe grec antique Héraclite d’Ephèse (vers 576 à 480 avant notre ère) dans son ouvrage en prose « De l’Univers » décrit une nouveauté fondamentale pour son époque : celle d’une conception de l’homme et de sa vie, liée à une doctrine de l’Univers. Sa philosophie, de tendance stoïcienne et panthéiste, semble avoir fortement influencé Platon : mépris pour le vulgaire et pour les religions populaires, l’idée du conflit des contraires se limitant l’un l’autre, et dont sortent les morphismes (comme nous dirions aujourd’hui), c’estàdire naissances et conservation. Oppositions sans cesse suprêmes : permanence et impermanence, thème parallèle à la doctrine du Bouddha (à l’origine du bouddhisme) sont en lutte incessante ; nous devons la fécondité de l’univers à l’antagonisme vital des contraires. Au début des années soixante, René Thom, grand mathématicien français, médaillé Field en 1958, érigea la « théorie des catastrophes », véritable doctrine rationnelle, magnifiquement argumentée à propos de transformations qui adviennent de manière brutale, imprévisible, dramatique. Cette théorie, en droite ligne de la philosophie d’Héraclite nous apprend ainsi que tout conflit trouvant résolution nécessaire par « victoire » de l’Information (moindre énergie) sur l’Énergie (moindre information) est à l’origine d’une morphogenèse. J’ai repris, à titre personnel, les données initiales et les paradigmes de cette théorie et j’ai montré qu’ils s’appliquaient exactement à l’involution extrême de la symbolique noétique. J’ai pu montrer que notre univers est né, s’est développé, de l’atome d’hydrogène jusqu’à l’homme immature, par le conflit, inscrit ontologiquement dans le « morphisme symplectique » jusque dans l’organe vivant accompli. En faudraitil davantage pour désamorcer l’hédonisme béat qui gangrènent les espritsjeux télévisés stupides à l’appui  tous les jours un peu plus ? La croyance soixantehuitarde en des lendemains enchanteurs par le truchement de l’« évangile » selon Mao Tsé Toung ayant fait long feu, on assiste, aujourd’hui à la gifle en retour. Lorsque Jésus ordonna à Lazare, « lèvetoi et marche ! » on n’avait pas encore compris que Lazare n’était pas mort, physiquement, mais qu’il symbolisait, en réalité, l’abandon de la lutte nécessaire pour la vie et que le simple fait de ne pas rester couché, allait traduire la mise en œuvre d’un conflit, fûtil « sur » luimême pour vaincre l’asthénie. Non, ce n’est pas Cassandre ! C’est le banal réalisme de la vie et de ses nécessités. C’est l’ontologie qui commande. Que la fantaisie humaine s’y oppose, par une ingénue mais arrogante prétention à la fausse liberté, est une offense à la vie ; une prédation contre la noblesse de la condition d’homme. En 1979, le neurobiologiste Dominique Laplane a écrit un ouvrage « nécessaire » intitulé : « Le bonheur estil pour les imbéciles ? » (Fayard). Titre provocateur mais juste. Ce qui paraît étonnant, c’est que l’expérience du temps n’a nullement diminué, depuis quarante années, l’imbécillité qui refuse, sociologiquement, ce constat. Il reste, maintenant, devant le « constat de faillite » de l’homme, la question ultime pour aujourd’hui : le réenchantement du monde estil possible ? La réponse me paraît aller, intelligemment, de soi. C’est oui. Parce que le monde n’est pas dans l’insensé dépressif des Jacques Monod et consorts. Parce que le fait que le ciel étoilé continue à briller de ses feux nocturnes, d’autres mondes, bien que non habités, nous accompagnent dans l’immense course cosmique qui nous entraîne vers l’infini. Parce que, dans un passé encore récent, d’immenses talents, de Victor Hugo à Ludwig van Beethoven, de Rembrandt à Titien ont illuminé cet infini dont l’origine et la fin habitent l’éphémère tabernacle de notre âme. Parce que l’enchantement du monde est celui de la vie. Que la vie nous habite, nous exorcise, nous projette vers l’Absolu, audelà de la relativité du temps et de l’espace, audelà de l’éphémère, précisément.
Parce que l’Infini est SENS et CONSCIENCE, qu’il reste à le « déployer » dans nos fragiles existences par la Conscience qu’audelà du temps, l’instant de l’éternité entrevu à notre dernier souffle sera la redéfinition de la Joie encore inconnue, en accord avec l’Inconnu, avec les lois éternelles où se rejoignent la mort et la vie. Dans cette union habite RÉDEMPTION.


Ussat, Printemps 2008


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PHYSIQUE NOÉTIQUE MATHÉMATIQUE, MÉTAMATHÉMATIQUE ET GNOSIS :

13-02-2008 14:47:27

Dernier ouvrage de Johann Soulas en tant que grande initiation à la Révolution conceptuelle du Monde.
Pour détail du contenu : contacter l'auteur.





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L'homme et son Destin

22-01-2008 14:56:46

L’Homme et son Destin

Le « séjour » terrestre de l’homme tireraitil à sa fin ? Notre bon sens « ordinaire » nous suffit, habituellement, pour justifier un quelconque séjour, ici ou là. Mais notre vie, notre « existenceséjour » limitée terrestrement dans le temps, qu’apparemment nous n’avons pas choisi ? A quoi correspondelle ? Dans l’immense majorité des cas, le petit enfant, pris « normalement » en charge par ses parents, grandit dans son inconscient naturel en ébauchant les apprentissages sans se poser de questions. C’est ainsi que, orienté, guidé dès le départ, il continuera peu ou prou, plus tard, l’orientation en l’élargissant ou en le modulant à l’infini. Dès lors, sauf en des cas rares, il perpétuera son inconscient devenu de moins en moins naturel. Il s’associera aux grandes nécessités (travailler pour vivre décemment), à l’appel ontologique de notre espèce (perpétuer le peuplement humain de la nation), bref, l’homme apprend rapidement qu’il est génétiquement « décidé » et phénotypiquement décidé avec quelques degrés de liberté en plus. Puis, vient la vieillesse. Depuis longtemps, il a appris qu’en tant qu’être social, attaché affectivement à de multiples contingences, parentales, familiales, sociétales, que la fin de l’existence, en dernier lieu, est « accordée » obligatoirement à chacun. Et, quand son tour viendra, dans ses derniers instants, la hantise du Grand départ ne l’aura nullement approchée de la seule réponse inconnue à la seule question nécessaire : POURQUOI ? Pourquoi la débauche tourmentée en des énergies qui s’étiolent d’ellesmêmes, alors que nous savons qu’elles expireront avec notre ultime adieu ? Le religieux croyant estime qu’il peut se contenter d’espérer (vie « audelà », paradis « extraterrestre »…).
La question sans réponse évoquée passe par l’interrogation sur soimême : QUI SUISJE ? En écartant les réponses « prêtàidentifier » (Étatcivil, statut social), nul ne sait QUI il est. Le savant sachant beaucoup à propos de sa spécialité, n’en sait pas davantage sur luimême. Le désespoir caché de cette ignorance est tel, que nos sciences matérialistes, fourbies d’être leurrées par les théologies ou les philosophies proposant sans pouvoir démontrer, concluent « par la petite porte » : paquets de neurones et de cellules pour les prix Nobel MonodJacobCrick ou l’homme neuronal pour l’académicien Changeux. Bref : « ne cherchez pas, ya rien à voir ». Quant au physicien dont le « temple » de ses investigations n’a pas cessé de le titiller vers l’inconnu, vers l’« audelà » de la matière, vers le sens, une Finalité possible pour l’Univers après un petit détour par une crise d’« adolescence » (physique quantique), le voici sommé par ses pairs nobélisés de « rentrer dans le rang » : le principe anthropique évalué et jeté aux orties en est la traduction. Il n’y a toujours pas davantage à voir : nous ne sommes qu’une poussière et notre destin ne dépasse guère celui d’un vulgaire caillou du chemin. Signe distinctif : les nouvelles philosophies tendent de plus en plus vers un nihilisme de type non identitaire. Des biologistes renommés n’hésitent pas à nous créditer de chimpanzé évolué. L’« intelligent design » américain, las de la « déprime » nihiliste, remet sur le feu, la vieille ratatouille où Dieu est la seule explication possible mais sans rien proposer de novateur.
Mon Vécu récent m’amène à proposer l’explication suivante du contexte dépressif de l’état de l’humanité.
La créature humaine, seul dépositaire vivant d’une forme de conscience susceptible de se demander QUI il est et pourquoi il ignore la réponse, se voit « sommé » de la chercher (mais non une possible parmi d’autres) ce qui lui octroierait au moins, s’il était « conscient » de la sommation, de la raison profonde de ses multiples souffrances psychologiques. Il découvrirait qu’elles sont toutes contenues, sans exception, dans le CONFLIT. L’homme, comme tout ce qui est manifesté à nos sens physiologiques, inerte et vivant, ne vit que par et dans le conflit. Le conflit est la « deuxième norme » universelle, la première norme étant l’ORDRE. Le conflit est la base de toute édification, de tout développement. Avant que l’homme devint ce qu’il est devenu (Premier miracle), le conflit ne posa aucun problème : le désordre conflictuel anima toute la vie, de la galaxie en formation au mammifère évolué afin que le désordre tendît vers l’ordre. Tout conflit est l’« outil » de résolution. Aujourd’hui l’homme est devenu ce qu’il est depuis une bonne dizaine de milliers d’années ; le conflit est devenu « rapidement » le change insupportable qui, non seulement n’édifie plus rien psychologiquement mais, ayant dépassé le seuil du nonretour, détruit la créature humaine jusqu’à la menace imminente d’une disparition progressive du « collectif » humain terrestre. Le conflit s’exacerbe de jour en jour en ayant trouvé ses racines dans les religions monothéistes que j’appelle meurtrières. De toute évidence, le « choc religieux » entre l’islam et la chrétienté est à la mesure de la violence extrême avec laquelle la « Fin des Temps » prophétique orchestre la Refondation de l’homme contingent. Mes ouvrages ont été diserts et suffisamment explicatifs à ce sujet pour que je m’épargne nombre de redites. Cette violence est à la mesure de la nonchalance des politiques et chefs religieux de tous bords, les premiers enferrés dans leurs pusillanimes certitudes d’avoir poids de gouvernance alors que, de plus en plus, l’événement leur échappe. Conformément à une formule, désormais « en rodage », la maisonTerre brûle mais les occupants continuent à « jouer aux cartes », sans rien voir venir. A reprendre la sentence du sociologue Louis Roussel : « Tout est bon aujourd’hui pour nous éclairer, mais l’aveuglement croît en même temps que la gravité des risques ».
Jamais encore comme aujourd’hui, un branlebas guerrier n’a projeté ses tentacules de barbarie et de cruauté comme aujourd’hui. Jamais encore, comme aujourd’hui, l’Inconscient collectif des peuples d’Occident et de leurs dirigeants n’ont su capituler autant devant les menaces qui se précisent de jour en jour, en les minimisant par l’exutoire de dialogues exténués. Jamais encore, comme aujourd’hui les ravages angélistes, hérités de la chrétienté et inscrits de plus en plus durement dans l’Inconscient collectif des peuples d’Occident ont sclérosé la « Parole d’Amour » de l’Évangile. Car AMOUR n’est pas angélisme, car AMOUR n’est pas génuflexion devant la brute, car AMOUR n’est pas tremblement de peur. AMOUR, c’est Ordre souverain infligé face à la violence dans la noblesse dénonciatrice de l’infamie. Ordre souverain SANS VIOLENCE.
Si l’homme est apparu, dans l’ère du conflit, comme tout ce qui est manifesté dans l’espacetemps, la conscience dont il a été doté est le seul vecteur susceptible de mettre Fin au conflit. Car le conflit « extérieur » à l’homme est le miroir de son conflit intérieur (désirs, frustrations, soif de pouvoir, bref tout ce qui relève de son égocentre affectif). Seul la CONNAISSANCEDESOI met fin à ce monumental « cirque » de la vie. Mais cette fin exige une Révolution psychologique intérieure totale, la Mutation de tout son être. La fin du Conflit s’énonce alors en défi décisif de toute une vie. L’homme le peutil ? Tous mes ouvrages ont été frappés du sceau de l’incontournable exigence de la Mutation que j’ai nommée dès 1996, Troisième miracle. L’humanité peutelle se « refonder » naturellement ? Dans mes derniers ouvrages, la réponse prend forme, progressivement et elle tombe comme la sentence du couperet : c’est NON ! Car sa conscience s’est emmurée.
Mais la Finalité universelle du Sens est révélée. Et l’« animal » porteur de sens que nous sommes, devra l’honorer, malgré lui s’il le fallait.
Ce serait, dans l’étape terrible qui s’est amorcée, le risque d’une sixième Grande extinction de la vie. De grandes catastrophes telluriques et cosmotelluriques ont eu lieu, en particulier la cinquième qu’on a pu étudier avec le maximum de données. C’était avant l’homme (il y a soixante cinq millions d’années). Cette foisci, ce sera pendant l’homme. Nul besoin d’imaginer l’impact meurtrier de notre habitacle planétaire avec une météorite géante. L’homme prédateur suffira à la besogne. Celleci est là, présentement. Le réchauffement climatique ira très audelà de ce que nos spécialistes prévoient. Et le risque d’inhabitabilité terrestre n’est pas à écarter. Sans compter les guerres, civiles, bactériologiques et nucléaires possibles sinon probables, sous l’égide de l’islam démythificateur d’Occident. Matt (2438) : « Car dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ».
Cette extinction, déjà en partie programmée, pourratelle être « déprogrammée » par un dernier sursaut de sagesse ? J’affirme OUI. A condition que la créature humaine cesse d’espérer le salut à travers la collectivité politique et sociale. A condition qu’elle cesse d’être pusillanime. A condition… qu’elle prenne CONSCIENCE. Non pas la conscience collée à ses petites croyances personnelles. Non pas la croyance attachée à telle ou telle confession religieuse. La Rédemption de l’homme n’est pas un don offert par un dieu conforme à ses illusions, donc inexistant.
L’homme doit apprendre QUI il est en Vérité. A retourner ses regards sans cesse « en Lui ». QUI suisJE ? devrait être le leitmotiv perpétuel. Suisje un « sac » de neurones, un vulgaire nœud gordien d’émotions, de colères, d’envies et de frustrations sans relâche ? Comme trop souvent les apparences pourraient le laisser supposer ?
Et si l’apparence que j’ai est, en vérité une merveille cachée, secrète, inconnue mais qu’il est nécessaire d’explorer avec ferveur, détermination, hardiesse, sans ménagements, afin d’y débusquer le trésor de la Vie ? Non pas la vie que chacun croit être celle qu’il vit. Mais une AUTRE sans, qu’en fait, elle soit autre ? Une Vie où la Sagesse et l’Ordre sont à l’avantgarde ? Où CONSCIENCE est souveraine ? Où AMOUR est le perpétuel garant de son propre Accomplissement ? Conscience et Amour ! Non pas ce que chacun croit en connaître lorsqu’il dit : « j’ai conscience de… ». Non pas ce que chacun croit en vivre lorsqu’il dit : « j’aime ceci ou cela ». Car CONSCIENCE n’est pas l’observation ordinaire des choses de la vie. Car AMOUR est aux antipodes de l’attachement affectif.
Pour survivre et accomplir le Destin de l’univers, c’est de RÉALISATION qu’il s’agit. Le brin d’herbe, la fleur, l’arbre chétif ou majestueux, l’insecte ou le mammifère sont des êtres réalisés. Chacun dans son espèce ou sa race. L’homme est une créature immature car son Destin est à la dimension de CE à quoi il est appelé. L’homme n’est pas réalisé. La tragédie de son périple multimillénaire, c’est qu’il l’ignore. La Révolution, ce n’est pas vouloir changer une société qui n’est que le reflet de chaque individu. C’est entamer la Mutation de son être en possible devenir. Afin que, dans la longue histoire de l’Univers, le CONFLIT, cette donnée fondamentale de la structuration de l’inerte et du vivant jusqu’à l’homme, disparaisse avec l’Homme. Afin que soit : DieuenSoi.


Johann Soulas


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Alors que le monde s’enlise dans le chaos et la violence, alors que la situation climatique ne cesse de s’aggraver et que le heurt entre civilisations ne présage d’aucune paix à long terme, Johann Soulas veut penser l’homme et sa place dans le monde. Contre tous ceux qui se réfugient derrière un fatalisme nihiliste et qui prônent l’absurdité de la vie, ce physicien féru de philosophie tente de circonscrire le sens de l’existence humaine, c’est-à-dire de lui imposer aussi bien une signification qu’une direction. Car ce n’est qu’en découvrant ce mystère et en le débusquant derrière l’opacité du réel que nous pourrons prendre conscience de notre nature profonde, du rôle qui nous est imparti et ainsi, peut-être freiner et inverser notre course folle vers la destruction.

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